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La candidature spontanée : un risque payant ?

14/02/2020

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Inutile pour les uns, pari gagnant pour les autres, la candidature spontanée retrouve aujourd’hui ses lettres de noblesse, du fait de la difficulté à retrouver un emploi et du contact facilité avec les employeurs via les réseaux sociaux professionnels.

Scepticisme ? Pas tant que cela

Les Français ne sont pas franchement réputés pour leur optimisme. Et pourtant, tout comme la consommation d’escargots, la candidature spontanée est une spécificité bien de chez nous.

Les pays anglo-saxons, notamment, privilégient le réseau et les agences chasseuses de tête.

Bien sûr, certains oiseaux de mauvais augure comparent l’envoi d’une candidature spontanée à celui d’une bouteille à la mer : pour trouver un accord, il faut faire le pari fou d’une adéquation miraculeuse entre le bon contact dans la bonne entreprise, contacté au bon moment et avec les bonnes compétences.

Effectivement, ça fait beaucoup. La candidature spontanée se place deuxième des leviers de candidature les plus efficaces derrière internet (27 % et 32 %, respectivement).

Pôle Emploi, pourtant chargé d’accompagner les demandeurs d’emploi, reconnaît également ses vertus et estime qu’un tiers des embauches se font par ce biais.

De quoi confirmer si besoin était l’existence d’un vaste marché caché de l’emploi,  à propos duquel aucune donnée précise n’est disponible. "Nous estimons qu'entre les offres publiées par les cabinets de recrutements et les plus importants sites d'annonces en ligne, une grosse moitié des offres d'emploi seulement sont réellement accessibles aux candidats. Ce chiffre s'explique par le fait que les entreprises ne souhaitent pas nécessairement communiquer sur leur recrutement, notamment en période de crise", explique Fabrice Coudray, du cabinet Robert Half.

Bien entendu, cette stratégie est bien plus efficace auprès des petites structures (TPE et PME), auxquelles il est plus évident de prouver la valeur ajoutée d’une nouvelle recrue, aux compétences différentes.

Rien à perdre, tout à gagner

Malgré ses allures de bouteille à la mer, la candidature présente de solides atouts, au premier rang desquels :

1. Elle fait du candidat l’initiateur de la démarche. Ce dernier n’est plus dans la réactivité supposé par la réponse à une offre mais choisit l’entreprise, le temps de la candidature, l’angle d’attaque. Si l’objectif reste le même, le gain de liberté est indéniable : le candidat ne demande pas un emploi, il offre ses services.

2. Elle permet l’envoie d’une candidature réfléchie et construite. Exit la précipitation du candidat souhaitant arriver le premier dans la boîte mail du recruteur. N’étant pas attendu, il peut prendre le temps de soigner sa lettre, de retravailler son CV pour l’adapter à l’entreprise et de vérifier le moindre élément du message (objet du mail, nom des pièces jointes) avant envoi.

3. Elle distingue. Cela va sans dire, mais l’auteur d’une candidature spontanée n’a que très peu de risques de finir noyé sous une masse de candidats. Aussi, et même si sa candidature ne débouche pas, il peut être certain d’avoir attiré l’attention du recruteur. Celui-ci n’a peut-être pas de poste à proposer, mais il gardera précieusement le CV « juste au cas où » dans un vivier de candidats. Une candidature spontanée peut donc paraître vaine sur le moment, mais être un très bon investissement sur le long terme.

5. Elle donne accès au marché caché. Qu’il s’agisse d’une candidature spontanée chanceuse (envoyée à la bonne entreprise au bon moment) ou d’une candidature ancienne « gardée sous le coude », l’employeur est ravi de pouvoir de se passer d’un processus de recrutement long et coûteux. Sur le très court ou long terme, une candidature spontanée offre au candidat une position stratégique sur le terrain de la chasse aux profils.

A noter : même si elle ne débouche pas sur une embauche, la candidature spontanée permet au demandeur d’emploi de justifier d’une recherche active auprès de Pôle Emploi. Conserver les preuves de ses candidatures permet de motiver le versement d’allocations.

Les clés de la candidature

Une candidature spontanée ne répond pas à la même logique qu’une réponse à une offre. Si la seconde lie un profil à des compétences clairement annoncées dans l’annonce, la première doit avancer à l’aveugle.

Afin d’améliorer sa visibilité et mettre toutes les chances de son côté, le candidat se doit de connaître certaines astuces.

Maîtriser sa e-respectabilité. Une fois votre candidature parcourue, le recruteur aura très naturellement envie d’en savoir plus sur cet étrange candidat sorti de nulle part. Il aura alors un outil à sa disposition, un seul : internet. Le candidat aura donc tout intérêt d’avoir fait au préalable le tour de ses outils de communication en ligne : mise à jour et complétion des profils Viadeo et LinkedIn, changement (si besoin) de l’avatar Facebook et verrouillage du profil… L’objectif est de donner à voir uniquement ce qui appuie notre candidature. Une présence en ligne rassure l’employeur, si elle est maîtrisée !

Ne pas tirer en rafale. Désireux de trouver un travail au plus vite, le candidat est souvent tenté de répondre au plus grand nombre d’annonces possible ; il envoie donc des candidatures comme on appuie sur un bouton, en changeant tout juste quelques détails dans sa lettre de motivation.

Cette méthode n’est absolument pas adaptée à la candidature spontanée, qui se veut le témoignage d’un intérêt sincère pour l’entreprise visée. Il est donc nécessaire de prendre son temps (le temps des recherches sur la cible, de la sélection des arguments à mettre en avant, de la personnalisation du dossier).

Cibler avec précision. Envoyer une candidature spontanée, c’est tenter de faire prendre conscience à l’entreprise d’un besoin, que vous pouvez combler.

Autrement dit, avant l’envoi, il convient de faire une fiche sur l’entreprise pour comprendre son fonctionnement, sa situation actuelle et ses aspirations, afin de sélectionner avec pertinence les arguments (sur vous et sur elle !) à mettre en avant dans votre argumentaire, ainsi que la personne à qui il convient de s’adresser. Sur ce dernier point, fouiner sur les réseaux sociaux professionnels peut s’avérer payant.

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