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Où vont les jeunes diplômés 2014 ?

30/07/2014

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La croissance économique négative, enregistrée pour le début de l’année 2013, rend la recherche d’un premier emploi difficile. Subissant de plein fouet les conséquences de la crise économique, les jeunes diplômés doivent redoubler d’effort ! Le début de l’année scolaire 2014 s’annonce plus positif avec l’apparition d’une légère éclaircie pour l’insertion professionnelle des nouveaux diplômés. Mais alors qui sont les nouveaux diplômés 2013-2014 et où vont-ils ?

La recherche du premier emploi : le parcours du combattant

Depuis 2012, le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur n’a cessé d’augmenter grâce à un afflux de nouveaux bacheliers. Cette augmentation a pour conséquence un nombre toujours plus important de nouveaux diplômés sur le marché du travail. Cette concurrence accrue complique davantage la recherche d’un premier emploi. D’après l’enquête de 2013 de l’Apec, « 70 % des diplômés de la promotion 2012 cherchent un emploi depuis la sortie de l’école, contre 23.2 % pour celle de 2011 », confirmant une situation économique dégradée. Cette difficulté est aujourd’hui encore d’actualité. D’aprèsle baromètre de l’humeur des jeunes diplômés, l’année 2014 est marquée par une légère hausse du nombre de diplômés en recherche d’emplois : 49 % en janvier 2014 contre 45 % en janvier 2013. La France connaît également une baisse du nombre de jeunes diplômés en poste passant de 55 % à 51 % cette année. Il est bien connu que le premier emploi est le plus difficile à décrocher ! Il ne faut pas se démotiver et envoyer un maximum de candidatures. Cette année, en moyenne 27 CV sont nécessaires pour trouver un emploi, contre 16 l’an dernier.

On réussit mieux à Paris ou en Province ?

Il serait effectivement plus simple de trouver son premier emploi à Paris. D’après le baromètre 2014, 61 % des diplômés ont un poste en entreprise à Paris contre 48 % seulement en Province. Pour saisir les opportunités professionnelles offertes par la capitale, de nombreux diplômés quittent leur province natale. Mais pour certains, travailler en région parisienne peut être vécu comme un réel sacrifice ; ils pensent y rester seulement au début de leur carrière professionnelle. Il est vrai qu’on observe une augmentation du nombre de parisiens déménageant à la campagne pour accéder à une meilleure condition de travail et de vie.  

 Quel niveau de diplômes est demandé ?

En France, le niveau bac+5 est un niveau de référence pour les entreprises. Un problème majeur se pose selon le Cereq : les jeunes sont de plus en plus nombreux à obtenir ce niveau de diplôme. Par conséquent, l’offre dépasse la demande et les diplômes sont moins valorisés qu’ils ne l’étaient auparavant. Ces jeunes sont alors victimes d’un déclassement.

Les entreprises privilégient aujourd’hui les bac+2. Ceci n’empêche pas les plus diplômés d’être confiants. «  Près de 70 % des titulaires d'un 3ème cycle (doctorat) et plus d'un diplômé d'une grande école sur deux croient en leurs chances de décrocher un emploi dans les six mois à venir, contre 37 % des diplômés d'IUT », comme l’explique L’Etudiant.  Néanmoins, avec le développement de la licence professionnelle, plus de portes s’ouvrent aux futurs diplômés. Grâce à ce diplôme européen, les étudiants peuvent espérer intégrer plus rapidement le marché du travail. C’est une solution utile pour les plus pressés ! Les jeunes restent toujours pragmatiques et à 63 % ils considèrent leur emploi comme un moyen de gagner sa vie. Ils misent alors sur la sécurité avant de penser à leur épanouissement personnel et sur leur intégration dans la société.

Toujours plus de qualités demandées  

Dans le contexte économique actuel, les jeunes diplômés doivent disposer de nombreuses qualités pour faire la différence. Chacun essaie de tirer son épingle du jeu !

  • L’expérience :elle est essentielle dans la recherche d’un job ! C’est le premier élément qui intéresse les recruteurs. C’est pourquoi, d’après la moitié des jeunes interrogés par le baromètre Deloitte, leur manque d’expérience nuit à leur possible employabilité.
  • La patience : il faut en effet être persévérant pour trouver son premier poste en entreprise. Le temps moyen en 2014, pour ceux ayant déjà trouvé un emploi, consacré à la recherche de son poste actuel est de 11 semaines contre 10 semaines en 2013. Concernant ceux qui recherchent encore, plus de 5 mois sont nécessaires, contre environ 4 mois en 2013. A cela s’ajoute les nombreux entretiens qui restent parfois sans réponse … Malgré une motivation sans limites, les jeunes perdent parfois espoir : uniquement 43 % sont confiants quant aux 6 prochains mois, tandis que 57% n’osent même plus espérer.
  • Un diplôme prestigieux : les diplômés des grandes écoles trouvent plus facilement un emploi comme l’indique ces chiffres : 76% des diplômés de grandes écoles ont un poste en entreprise et 24% seulement sont en recherche.

Certains préfèrent s’expatrier

L’état du marché du travail français est le principal inconvénient qui pousse les jeunes à partir. Au cours de ces 10 dernières années, le nombre de jeunes diplômés expatriés a augmenté de 3-4 % par an. L’impact de la crise est une des raisons majeures de cette accélération des départs vers les pays d’Amérique du Nord, le Royaume-Uni et l’Australie notamment. D’après Catherine Wihtol de Wenden, politologue et sociologue française, cela est dû à un changement de mentalité : « on a davantage à faire à un changement de mentalités qu’à un véritable exil de la jeunesse. Cette génération est née avec l’Europe ; à leurs yeux, le marché du travail est européen et ils peuvent vivre dans les pays voisins sans se sentir expatriés. » De moins en moins pressés de rentrer en France, cette fuite de cerveaux commence à inquiéter la France. Certes,  27 %des jeunes diplômés en recherche d’emploi envisagent un travail hors de l’Hexagone mais 28 % de ces répondants envisagent l’expatriation pour toute la durée de leur carrière. En règle générale, les diplômés des grandes écoles et des universités s’expatrient pour vivre une expérience enrichissante de courte durée. En revanche, les diplômés d’études courtes, en recherche d’emploi, ont pour projet de faire carrière à l’étranger. Quant à ceux qui ont trouvé un poste en France, ils jouent la carte de la sécurité car seuls 8 % envisagent de partir.

Les raisons de ces départs massifs ?Le désir de partir, découvrir un nouveau pays, s’enrichir culturellement : ce sont les principales raisons de ces jeunes expatriés. Evidemment, c’est un plus pour un CV et cela permet de maîtriser une langue étrangère. Certains groupes internationaux imposent parfois un passage hors des frontières pour pouvoir progresser professionnellement.`

PW

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