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Gratification de stage 2026 : montant minimum, calcul et brut/net

En 2026, un stage de plus de deux mois doit être payé au moins 4,50 € de l'heure. Pas un centime de moins, c'est la loi. En dessous de deux mois, l'entreprise…

Camille Fournier Camille Fournier mis à jour le 30 septembre 2026 · 6 min de lecture
gratification de stage

En 2026, un stage de plus de deux mois doit être payé au moins 4,50 € de l’heure. Pas un centime de moins, c’est la loi. En dessous de deux mois, l’entreprise n’a aucune obligation, même si rien ne l’empêche de verser quelque chose.

Voilà l’essentiel. Le reste de cette page détaille le calcul exact, le seuil qui déclenche l’obligation, et pourquoi le montant que vous touchez est souvent identique au brut affiché sur votre convention. Commencez par estimer votre cas :

Outil en-Stage Calculateur de gratification En direct
semaines
h / sem.
€ / h
Gratification mensuelle estimée
— € / mois
Taux retenu—
Total brut—
Net estimé—

Estimation indicative basée sur le minimum légal 2026 (15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale =  €). Gratification obligatoire dès 308 h de présence (plus de 2 mois). En dessous du minimum, la gratification est exonérée de cotisations (net = brut). Ne vaut pas conseil juridique.

Combien gagne un stagiaire en 2026 ?

Le minimum légal est de 4,50 € par heure de présence. Ce chiffre vient d’un calcul simple : 15 % du plafond horaire de la Sécurité sociale, fixé à 30 € pour 2026. L’an dernier, le plafond était de 29 €, et la gratification minimale tournait donc à 4,35 €. La revalorisation de 2026 ajoute quinze centimes par heure, soit autour de 22 € de mieux sur un mois complet.

Sur une base de 35 heures par semaine, ça donne à peu près 682 € par mois. C’est peu, et personne ne prétend le contraire. La gratification n’est pas un salaire : un stagiaire n’a pas le statut de salarié, et l’entreprise n’est pas tenue de le payer comme tel.

Rien n’interdit en revanche de payer davantage. Beaucoup d’entreprises, surtout dans la tech, la finance ou le conseil, proposent 800, 1 000, parfois 1 300 € pour attirer les bons profils. Tout ce qui dépasse le minimum légal devient alors soumis à cotisations, j’y reviens plus bas.

À partir de quand la gratification devient-elle obligatoire ?

Le seuil, c’est deux mois. Au-delà, l’entreprise doit payer. En dessous, ou pile à deux mois, elle ne doit rien.

Et ces deux mois se comptent en présence réelle, pas en dates barrées sur un calendrier. La règle officielle : 44 jours à 7 heures, soit 308 heures de présence effective. Tant que vous restez sous cette barre, aucune obligation. Dès que vous la franchissez, la gratification est due, et elle l’est depuis le premier jour du stage, pas seulement à partir de la 309e heure.

Un détail que beaucoup ignorent : ces deux mois peuvent être discontinus. Plusieurs stages dans la même entreprise au cours de la même année d’enseignement, et les durées s’additionnent.

Comment calculer le montant exact

La formule tient en une ligne :

gratification = 4,50 € × nombre d’heures réellement effectuées

Prenons un stage de quatre mois, du lundi au vendredi, 7 heures par jour.

  • Heures par semaine : 5 × 7 = 35
  • Sur quatre mois (environ 17,3 semaines) : à peu près 606 heures
  • Total : 606 × 4,50 = 2 727 € sur la durée, soit environ 682 € par mois

Une question revient sans cesse : faut-il calculer mois par mois sur les heures réelles, ou lisser le tout sur la durée du stage ? Les deux méthodes existent. Le calcul aux heures réelles protège mieux le stagiaire, parce qu’un mois chargé (peu de fériés, pas de vacances) doit être payé pour ce qu’il vaut. Le calculateur en haut de page utilise cette méthode.

Pourquoi le net est souvent égal au brut

C’est la partie qui surprend, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Tant que la gratification ne dépasse pas le minimum de 4,50 € de l’heure, elle échappe à toutes les cotisations : Sécurité sociale, CSG, CRDS, FNAL, contribution solidarité autonomie. Du coup, le brut et le net sont identiques. Les 682 € de votre convention sont les 682 € qui arrivent sur votre compte.

L’exonération s’arrête au seuil. Si l’entreprise vous paie 6 € de l’heure, la part allant jusqu’à 4,50 € reste exonérée, et seule la différence (1,50 € de l’heure) est traitée comme un salaire normal, avec les cotisations qui vont avec. Voilà pourquoi un stage payé « 1 000 € » se solde par un net un peu inférieur.

Côté impôts, la gratification est exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite d’un SMIC annuel. En pratique, presque aucun stagiaire ne paie quoi que ce soit dessus.

Ce à quoi vous avez droit en plus de l’argent

La gratification n’est pas le seul dû. Si votre stage dépasse deux mois, l’entreprise doit aussi :

  • prendre en charge la moitié de votre abonnement de transport, comme pour les salariés ;
  • vous ouvrir l’accès aux titres-restaurant ou au restaurant d’entreprise dans les mêmes conditions que le personnel ;
  • prévoir des jours de congé ou d’autorisation d’absence, dont les modalités figurent dans la convention.

Ces avantages passent souvent à la trappe. Relisez votre convention : ce qui n’y est pas écrit est bien plus dur à réclamer après coup.

Les cas particuliers

Stage de moins de deux mois. Aucune gratification obligatoire. L’entreprise peut payer si elle le veut, et ce qu’elle verse reste exonéré dans la même limite.

Fonction publique. Mêmes règles, même montant. Un stage de plus de deux mois dans une administration ouvre droit à 4,50 € de l’heure.

Stage à l’étranger. La convention et le droit du pays d’accueil priment. Le minimum français ne s’applique pas d’office, renseignez-vous avant de partir.

Année de césure. Une césure en entreprise suit les mêmes règles qu’un stage classique dès lors qu’elle est rattachée au cursus.

Les erreurs de calcul les plus fréquentes

  • confondre la durée du stage et les heures réellement effectuées ;
  • oublier qu’un stage court ne déclenche pas la même obligation de gratification ;
  • comparer deux montants sans vérifier le nombre d’heures pris en compte ;
  • signer une convention sans avoir compris le mode de calcul retenu.

Repères de calcul : taux horaire, heures et versement

Question Réponse courte À vérifier dans votre convention
Montant minimal 2026 4,50 € par heure de présence effective Le taux horaire indiqué dans la convention
Calcul mensuel Heures réellement effectuées × taux horaire Le calendrier du stage et les absences
Brut ou net ? Jusqu’au minimum légal, brut et net sont identiques Le montant versé et les éventuels avantages
Versement En général chaque mois, pas seulement à la fin Les modalités de paiement prévues

Exemple de simulation simple

Un stagiaire présent 7 heures par jour pendant 20 jours effectue 140 heures. Avec un minimum de 4,50 € par heure, la gratification minimale est donc de 140 × 4,50 €, soit 630 € pour ce mois. Le calcul change si le mois comporte moins de jours de présence, des absences ou un horaire différent.

Stage de bac pro, stage obligatoire : ce qui change

La règle ne dépend pas du niveau d’études mais de la durée, de la convention et du cadre pédagogique. Un stage de bac pro, de BTS ou d’université qui dépasse le seuil légal ouvre la même gratification obligatoire ; en dessous du seuil, l’entreprise peut verser un montant, sans y être tenue. Conservez la convention et les justificatifs de versement : ce sont eux qui serviront en cas de désaccord. Sur le plan fiscal, la gratification reste exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite du montant annuel du Smic.

Avant de signer, vérifiez aussi ce que doit contenir une convention de stage. Si vous n’êtes plus étudiant, lisez plutôt le guide sur les solutions pour faire un stage sans être étudiant, ou comparez avec le salaire en alternance.

Questions fréquentes

Un stage est-il toujours rémunéré ?

Non. Seuls les stages de plus de deux mois (308 heures) le sont obligatoirement. En dessous, c’est au bon vouloir de l’entreprise.

La gratification est-elle imposable ?

Elle est exonérée d’impôt sur le revenu jusqu’à un SMIC annuel. La quasi-totalité des stagiaires n’ont donc rien à déclarer.

Quand la gratification est-elle versée ?

En général chaque mois, comme un salaire. Elle est due dès le premier jour quand le stage dépasse deux mois.

Que faire si l’entreprise ne paie pas ?

Commencez par un rappel écrit en citant votre convention. Sans réponse, l’établissement ou le rectorat, puis l’inspection du travail, peuvent intervenir.

Camille Fournier
L'auteur

Camille Fournier

Conseiller en orientation depuis 12 ans, Camille a accompagné des milliers de jeunes de la 3e au master. Il a conçu la méthode du Score d'avenir face à l'IA et signe les guides pratiques d'en-Stage.com.

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